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BEYROUTH, 30 mars (Reuters) -
L'ex-président libanais Amine Gemayel estime que la question du
désarmement du Hezbollah, seule milice libanaise encore armée,
devra venir sur le tapis dès après les élections
prévues au Liban en mai.
Le désarmement du mouvement
chiite pro-syrien, réclamé par les Nations unies et les
Etats-Unis, est une question délicate au sein même de l'opposition
anti-syrienne qui ne souhaite pas de confrontation avec un mouvement qui a
rassemblé, comme elle, un quart de la population libanaise dans les rues
de Beyrouth ce mois-ci.
"Après les élections, une des
premières questions sera de nouer le dialogue avec le Hezbollah en vue
du déploiement de l'armée libanaise dans le Sud. Il devra
être désarmé lorsque l'armée assumera ses
responsabilités", a déclaré Gemayel à
Reuters.
Formée de maronites, de Druzes et de sunnites
l'opposition libanaise espère remporter les élections
législatives de mai et mettre fin à la mainmise syrienne sur le
parlement libanais. Mais si l'opposition est unie pour obtenir le départ
des forces syriennes avant l'élection - Damas s'y est résolu -,
elle est moins unanime sur la question du Hezbollah.
Ainsi le leader
druze Walid Joumblat, ancien allié de la Syrie et aujourd'hui la
personnalité d'opposition la plus en vue, estime que le mouvement
chiite, crédité d'avoir contraint Israël à quitter le
Sud Liban, doit pouvoir conserver ses armes jusqu'à la libération
totale du sol libanais.
'Israël occupe encore les fermes de
Chébaa, une enclave située aux confins de la Syrie et du Liban.
Il s'agit d'un territoire libanais, mais capturé en 1967 aux forces
syriennes par Israël et relevant, aux yeux de l'Etat juif comme de l'Onu,
d'un règlement de paix entre Damas et Jérusalem.
Pour
Gemayel l'armée libanaise doit se déployer dans cette zone
indépendamment du problème territorial, mettant ainsi fin au seul
front encore actif entre Israël et le Liban. Pour sa part, le Hezbollah a
juré de conserver ses armes "tant qu'Israël continue à
menacer le Liban".
La résolution 1559, adoptée en
septembre dernier par le Conseil de sécurité de l'Onu à
l'instigation des Etats-Unis et de la France, réclame le départ
des troupes syriennes et le désarmement du Hezbollah.
Wednesday, 30 March 2005 14:40:56RTRS [nL30638424]
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